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Texte Libre

Août 2005...

 

Vous voici sur un blog à 1 dimension, 1 objectif ...

 

M'adresser à une personne que je nommerai du pseudo de « Manon ». On n'est jamais trop prudent ! Le but est de me faire croire que je peux encore soigner une déchirure de longue, de très longue date sans devoir m’allonger sur un divan de psy. Quelle prétention, je sais !  Démarche cathartique ! Et de déconfiture en reconstruction j'irai certainement. Maintenant, si vous voulez trouver une logique à ce fatras d'idées jetées, la chronologie de ce site est essentielle et la raison de son ouverture commence  ici  

Bienvenue à toi Manon !

 

Pourquoi « Manon » ? : Celle de Gainsbourg, c’est un peu toi. Pourquoi tout ça encore aujourd’hui ? Je cherche à comprendre, à mieux te vivre. Parallèle à ma vie tu as toujours été sans jamais disparaitre mais il est grand temps que tu t'envoles. Pourquoi un blog ? Parce que le principe est simple, séduisant et en retrait. Tu viens, tu ne viens pas… Je ne le saurai pas si tu le veux, toi, comme ça. Un jour viendra où je t’inviterai à prendre connaissance de mes tribulations qui n’existeraient pas sans toi. Ce chemin est mon parcours pour, enfin, accepter le silence en moi. Ce jour là, cet espace n'aura plus besoin d'être. Pour ma part, j'attends cela avec une impatience fébrile. Une dernière chose : j’assume pleinement ce que je fais. Par avance, mille excuses. 

Go !  

 

Janvier 2007... ce jour est arrivé !!!

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Mardi 2 janvier 2007

Les années se sont écoulées. Les faits, les bonheurs, les évènements sont passés si vite.  

 

Je perds mes Grands-parents. Je ne veux pas en parler car ils n’ont pas disparu. Mensonge !

 

Je reçois une lettre d’un généalogiste. Mon Père est mort depuis un an. J’hérite ! Je me rends sur les lieux, je me souviens. Je cherche des photos de mon chien et je trouve. Je cherche des raisons de garder cette maison et je renonce. Je demande une entrevue auprès de son médecin pour connaître les raisons de son décès. Il hésite longuement à me recevoir : « Mr X n’avait pas d’enfant m’a-t-il dit». La preuve de mon identité rendra ma légitimité aux yeux de ce docteur abasourdi mais pas autant que moi. Je dépose des roses sur une tombe accolée à une autre tombe, celle de son ami.  

 

Je poursuis mon chemin. J’avance et nous voici déjà ce soir à l’aurore de mes 40 ans.  

 

Je regarde derrière moi et je souri. Je ris au nez de l’édu cation nationale qui voyait en moi une inadaptée notoire incapable de m’intégrer au fonctionnement du monde du travail de demain et je deviens consultante en communi cat ion orale pour les plus grosses entreprises françaises. 

 

Je ris au nez de la méchanceté passée des hommes de ma route, toujours juges, toujours dominants, abaissants, aliénants cherchant à faire de moi leur « dépendante », la honte d’un petit cerveau doublé d’une sexualité inavouable. Je vis ma vie au grand jour, respectée, avec un besoin de liberté si fort que je m’installe professionnellement freelance. Le résultat est que je deviens l’admiration du dernier vivant à ce jour, la réussite de son édu cat ion, sa référence. Laissez moi rire… laissez moi rire de lui à mon tour rien qu’un instant.  

 

Au travers de ces années, je deviens une femme, femme enfant, certes, mais la petite fille est bien loin, si loin.  J’ai appris à identifier mes forces, mes incertitudes, mes faiblesses. Je me suis apprivoisée. Je me suis mis à m’aimer. Celle qui m’accompagne n’est pas la source de cette réussite mais il y a une telle différence à se sentir apte à devenir quelqu’un et le devenir vraiment. D’un stabilo virtuel, elle surligne, tout au long de ces 10 ans, les éléments essentiels qui me caractérisent pour faire de moi une personne confiante et de confiance. Elle est ma raison, le fil sur lequel j’évolue chaque jour sans jamais avoir peur d’en tomber. Elle est mon évidence. Elle dort à cette heure au fond de ma maison, elle dort et je veille sur elle. Je veillerai ainsi jusqu’au bout du chemin. Elle est trop belle pour vous la raconter, elle est trop belle. Cette fois, je ne trouverai pas les mots.  

 

Je ne vois pas en mes propos une fierté exacerbée à mon égard. Je ne ressens rien de plus fort que vous-même. Je ne vois que mon audace à m'être acharnée à défier la fierté des autres à leur égard. De ça, je suis fière.  

Alors reste à l'aurore de mes 40 ans l’heure du bilan.   

 
Par MyRaftery - Publié dans : De toi à moi...
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Samedi 2 décembre 2006

Enfin 30 Ans ! Je vous ai tant attendu. Je vous ai rêvé portes ouvertes, matures et féminines, grandes.

 

Vous avez été jumeaux et pourtant seuls, uniques.  

Vous avez été incontournables et pourtant virages.

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Comme je t’ai attendue !                                                      Comme je t’ai attendue !   

Au cœur d’une discothèque de plus,                                Au sortir d’une histoire de plus,   

Je te vois de suite et pauvre de moi,                                  Je ne te vois pas de suite et pauvre de toi,   

Je te discerne pour l’espoir d’une suite.                           Je ne t’envisage pas pour la suite. 

Je sais déjà que je ne me coucherai plus                           Je ne sais pas encore que je me coucherai  

Devant toi Mon Amour, Manon.                                       Près toi Mon Amour, Ma Claire.  

Tu m’as voulue, accrochée à toi, toujours...                    Tu ne m’as pas vu m’accrochée à toi, encore...  

Tu es une rengaine lacrymale, un crash de voitures !    Tu es une chanson douce, une ballade de nuit !  

Je te regarde un peu et m’approche pas à pas.                Je te regarde peu à peu et me rapproche de toi.   

Te voici donc enfin !                                                            Te voici enfin, donc !   

Tu ne m’as presque rien dit,                                               Tu ne m’as presque rien demandé,   

Je n’ai presque rien demandé.                                            Je t’ai presque tout dit.   

Tu as souri, je t’ai souri,                                                      Tu m’as souri, j’ai souri,   

Car je t’aime encore !                                                            Car je t’aime déjà !   

J’ai dansé sur la piste.                                                          J’ai souhaité prendre le risque.   

Tu m’as rejoint...                                                                   Tu m’as suivie...   

Tes mains saisissent les miennes,                                     Mes mains saisissent les tiennes,   

Ton corps est tout contre mon dos,                                  Mons corps est tout contre ton dos,   

Tu bouges au rythme de mon émoi,                                  Tu joues au grè de nos émois,   

Tes lèvres glissent et me disent :                                       Tes lèvres flirtent pour me lire :   

Je suis et resterai l’Amour de ta vie.                                 Je ne suis et ne serai pas l’Amour de ta vie.   

Violemment, je m’extirpe de toi.                                         Calmement je me fonds en toi.   

C’est fini !                                                                              C’est l’infini !

 

 

10 Ans déjà que je vis loin de toi.                                     10 Ans déjà que je vis contre toi. 

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Je vous voulais « tournant » mes 30 Ans. Je n’imaginai pas que vous seriez « tourment » aussi.  



Par MyRaftery - Publié dans : De toi à moi...
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Samedi 28 octobre 2006

Tu m’auras fait du mal, longtemps. 


Une fois fatiguée de tout, j’ai beau me reposer auprès de filles quelques semaines, puis quelques mois, puis quelques années et y croire un peu plus chaque fois, tu es encore là. Trop présente toujours entre elles et moi. Le plus insupportable pour mes hôtes c’est que jamais je n’ai pu nier ce fait. C’était comme ça, normal, à prendre ou à laisser. De trop entre nous tu es et paradoxalement, sans exception, elles acceptent le second rang. J’en croise même qui souhaitent s’investir, construire. Comment est-ce possible quand j’y pense alors que mon lit reste ouvert à tous vents malgré mes efforts de recherches conjugales. L’idée de partager une facture me fait horreur et ce encore aujourd’hui. J’ai passé mon temps à tenter l’équilibre avant de le trouver vraiment. Je ne suis pas de celle que l’on apprivoise, je ne suis pas de celle que l’on étouffe non plus. Pour l’une ou l’autre de ces raisons, je finis toujours par partir et fuir ce que les autres ont mis tant de mal à construire. Cinq ans s’écoulent depuis toi, j’ai 25 ans et l’amour tranquille n’est toujours pas pour moi. Tu m’as bousculée si violemment que je sais ce que je veux et ce dont je ne veux plus. Le tout étant de le trouver. Pourtant je poursuis ma quête et te cherche encore à travers les autres sans jamais te discerner, ou presque. « Presque » est exact car je rencontre celle qui emplira mes quatre années futures. Elle est un choc, une ouverture, une possibilité à ressentir de nouveau de vraies sensations fortes. Elles le seront. Pari gagné. Elle est lunaire et animale, directive et fragile. Elle semble insaisissable mais peux la toucher. Elle est lointaine mais semble attendre de se faire effleurer. Elle te ressemble un peu. Je tombe dans le piège de l’attirance et m’y baigne nuit et jour. Je navigue en aveugle mais m’impose. Elle m’approche et recule. Elle me veut et ne sait plus. Elle m’embarque et désale en même temps sans cesse, sans cesse. Elle est troublante et troublée. Elle me libère sans vouloir le faire, sans prétendre y parvenir. Pour la seconde fois de ma vie, j’aime. Cette fois, nous sommes deux. Je goûte avec surprise et délice ce que signifie aimer en retour ce que l’on tient au creux de son corps. Elle m’aspire, me chavire. Je suis une enfant et réapprends les hésitations, les gestes, les craintes, les larmes et les lettres, ces lettres nourries de sens. On se fait du bien, on se fait du mal. Elle me fait autant de bien que de mal. C’est exquis et invivable à la fois. J’ai peur. J’ai peur de la perdre. J’ai peur d’une rue noire où les gens se séparent. J’ai peur du silence, j’ai peur de ne pas comprendre encore une fois. J’ai peur de te revivre.


Je pars avant de la voir partir.       


Par MyRaftery - Publié dans : De toi à moi...
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