Je n’ai plus de connexion Internet depuis 4 jours et cela risque de durer un moment. Je me sens comme exilée de toi. Je ne suis pas encore guérie de toi et ne le serais jamais. Je t’écris via Word et ferais un copier coller dès que je le pourrais sur le blog. J’ai l’impression qu’une porte lourde vient de se refermer entre toi et moi. Je me rends compte à quel point j’ai créer un monde qui me rassure sur le net. Il n’est que virtuel. Je me rends compte à quel point j’ai besoin d’écrire encore. Je pensais que tout ceci prenait fin. Je ne pensais pas qu’il resterait à dire. Pourtant et malgré tout, elle n’est tout de même pas si loin, cette fin. Ca ressemble à une rupture lorsque que l’on pense avoir tout dit avant de se quitter et qu’une fois fait on réalise qu’il restait des mots importants à prononcer. On ne fini jamais de dire le choses. Si il y a disfonctionnement c’est de n’avoir personne face à moi pour ne plus entendre ces mots. A deux, l’un ou l’autre fini toujours par vous empêcher. Moi, je suis seule et personne n’est là pour me réfréner, me stopper si je sens encore des vibrations au fond de moi. J’ai peur que tous ces écris n’est plus de sens pour celui ou celle qui en prendra connaissance. Moi je sais ce que je veux. J’ai peur que tu n’y comprennes rien. J’ai peur que tu crois que je veuille te récupérer, te séduire. J’ai peur que tu penses mal et à côté de la plaque comme la dernière fois. J’ai peur que tu m’en veuilles de penser à toi comme ça. Un bloggeur qui me suit de près, avec qui je discute, n’avait lui-même rien compris au sens propre de cette quête. Que faire pour que tout ceci soit clair ? C’est désespérant au fond. Mais je peux comprendre cela puisqu’il me faut passer par toutes ces émotions, questions, fantasmes, craintes, envies et déchirures pour faire de ce chemin un parcours salvateur. Je ne cesserais jamais de t’aimer. Pourquoi chercher à défaire ce qui n’est pas dé faisable. Il faut bien le dire et pourtant :
Le bloggeur : Qui est Manon pour toi ?
Moi : Une femme que j’aime démesurément depuis toujours.
Le bloggeur : Mais il reste de l’amour pour toi de son côté ?
Moi : Non, absolument pas.
Le bloggeur : Je ne comprends pas, tu ne vis pas seule pourtant ?
Moi : Non et alors ?
Le bloggeur : Tu ne l’aime pas ?
Moi : Oui je l’aime. Elle est une évidence, une chance, ma vie, ma vraie vie.
Le bloggeur : Manon n’est pas seule, elle a sa vie aussi !?
Moi : Heureusement, elle est heureuse semble t-il et c’est une chance aussi pour elle, pourquoi ?
Le bloggeur : Tu ne cherches pas à reconquérir Manon ?
Moi : Surtout pas. Notre histoire est du passé. Je vis au présent et mon présent et futur, c’est Claire. Manon à sa vie, je ne veux pas la bouleverser en aucun point.
Le bloggeur : Pourquoi ne pas parler de vive voix avec elle ?
Moi : Parce qu’elle ne le souhaite pas je crois. Elle ne comprend pas et je ne le comprendrai pas si j’étais à sa place. Parce que ce n’est pas facile à admettre et surtout à accepter sereinement. C’est plutôt atypique comme situation.
Le bloggeur : Qu’attends tu au bout du compte. Le fond de ces écris c’est quoi ?
Moi : Tu seras déçu ! Un appel de temps en temps pour dire bonjour, savoir si elle va bien, se faire une terrasse le plus simplement du monde si elle passe par Paris, un regard, un sourire… presque rien. Mais même ça, elle ne le donnera pas.
Le bloggeur : Je ne comprends pas, tu es sincère !
Moi : Oui ! Elle est l'origine de ce que je suis devenue aujourd'hui en qualité de femme et de personne. C'est complexe et si simple à la fois. Elle est tout simplement terriblement importante pour moi.
Le bloggeur : Et si Manon revenait tout de même ?
Moi : Je ne veux pas de Manon. Je sais où est ma vie, elle n’est pas en Manon. La question ne se pose même pas. C'est vraiment très simple.
Le bloggeur : Tu l’aimes au sens propre du terme alors, sans attente amoureuse, sans rien ou si peu !
Moi : C’est ça !
Le bloggeur : C’est absolument incroyablement beau !
Moi : Non, c'est pathétique.