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Texte Libre

Août 2005...

 

Vous voici sur un blog à 1 dimension, 1 objectif ...

 

M'adresser à une personne que je nommerai du pseudo de « Manon ». On n'est jamais trop prudent ! Le but est de me faire croire que je peux encore soigner une déchirure de longue, de très longue date sans devoir m’allonger sur un divan de psy. Quelle prétention, je sais !  Démarche cathartique ! Et de déconfiture en reconstruction j'irai certainement. Maintenant, si vous voulez trouver une logique à ce fatras d'idées jetées, la chronologie de ce site est essentielle et la raison de son ouverture commence  ici  

Bienvenue à toi Manon !

 

Pourquoi « Manon » ? : Celle de Gainsbourg, c’est un peu toi. Pourquoi tout ça encore aujourd’hui ? Je cherche à comprendre, à mieux te vivre. Parallèle à ma vie tu as toujours été sans jamais disparaitre mais il est grand temps que tu t'envoles. Pourquoi un blog ? Parce que le principe est simple, séduisant et en retrait. Tu viens, tu ne viens pas… Je ne le saurai pas si tu le veux, toi, comme ça. Un jour viendra où je t’inviterai à prendre connaissance de mes tribulations qui n’existeraient pas sans toi. Ce chemin est mon parcours pour, enfin, accepter le silence en moi. Ce jour là, cet espace n'aura plus besoin d'être. Pour ma part, j'attends cela avec une impatience fébrile. Une dernière chose : j’assume pleinement ce que je fais. Par avance, mille excuses. 

Go !  

 

Janvier 2007... ce jour est arrivé !!!

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Dimanche 23 juillet 2006

Entre l’enfance et l’adolescence je décide de ne plus voir mon Père qui ne me réclamera jamais. L’école reste difficile et les amours, platoniques. C’est bien normal comment expliquer que la jupe de ma prof de français me touche droit au cœur et que la plus courtisée des filles du collège me fait rêver dans mon lit. Comment et à qui ? Je ne regarde pas les garçons qui ne me regardent pas non plus. J’embrasse tout de même, il faut sauver la face, un premier d’entres eux lors de ma retraire de communion catholique et louche sur la bouche pulpeuse des filles en rêvant de communions bien moins catholiques. J’entre dans une école technique privée, là où s’échouent les petits niveaux de l’éducation nationale. Je ferais donc secrétaire, ma Mère a décidé. Métier d’avenir ma Fille, métier concret qui concrètement ne pouvais qu’aller à l’encontre de ce que j’étais. Je fais pleurer mes professeurs, brûle les distributeurs de papier toilette, inonde les locaux par le dernier étage et de ma meilleure amie, j’arrache un premier baiser passionné après avoir minaudé durant des années. Je sors de l’école 4 ans plus tard avec 2 diplômes, 1 reconnaissance familiale et 5 soupirs de soulagement que pousseront les sœurs de l’école le dernier jour. Je pousse ce même soupir en miroir.

 

J’ai appris les rapports de force, les risques de l’autorité et ses bienfaits, j’ai appris de quoi j’étais capable et qui j’étais et je sais que le temps de subir est terminé. Je soupir une seconde fois. 

 


Par MyRaftery - Publié dans : De toi à moi...
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Mardi 11 juillet 2006

L’enfance passe lentement et si vite à la fois. Je comprends rapidement que la notion du temps est fonction du bonheur ou son contraire. Je comprends aussi que l’age adulte est voué à une guerre constante qui a pour but de trouver son équilibre au détriment des autres. Je cherche alors à ralentir le temps en jouissant d’instants ludiques et heureux. J’ai conscience de ces moments de grâce à l’instant où je les vis et me rappelle mettre concentrée très fort pour en goûter toute la puissance. Ils sont encore en moi, déstabilisants par tant de justesse. Je ne dis rien mais n’en pense pas moins. Je suis mauvaise élève. Les rouages de l’éducation nationale n’auront jamais eu raison de moi. Je bloque, ne comprends pas, Je fais des fautes à tous les mots, ne sais pas compter et je ne surmonterais jamais ces lacunes, je suis dernière en classe. Le temps de caresser les cheveux de la maîtresse durant des heures lorsque je pleurais est bien fini. Il faut subir. Je redoute le futur et en même temps je rêve d’avoir 30 ans à 12 ans. L’alternance parentale est toujours présente. Un week-end mon Père me présente son nouveau chiot qui deviendra chien de garde. C’est un choc immédiat, une reconnaissance, nous devenons inséparables. Mils lieux nous parcourons ensemble du petit matin au coucher du soleil. Chien de pêche et de chasse, il sort les truites des rivières que je rapporte pour dîner. A cache-cache nous jouons en forêt et dans les étangs il m’apprend à nager. Ma chambre est une minuscule chambre de l’hôtel de mon Père. Village reculé, les clients sont rares, je suis seule et les couloirs me font peur. Lorsque j’y pleure ma Mère et ma Grand-mère je descends me blottir au creux du ventre de mon chien derrière le bar. Ici, je dormais bien. Et même si ma plus grande peur me venait de mon Père, qu’il hurle le matin en nous voyant je m’en foutais bien. Ce chien était le seul à me soulager et me porter vers le haut. C’est lui qui courait durant des kilomètres derrière la voiture qui me ramenait dans mon autre foyer. Déchiquetée était ma poitrine mais cette voiture m’emportait vers l’autre vie de ma vie, celle des femmes qui m’aimaient. A cet instant, je comprends l’importance du mot : choix. Je décide qu’il sera le centre de ma quête future, le seul outil possible à ma réussite humaine.  



L’enfance est le moment où l’avenir n’a pas de secret. Foutaise, à ceux qui espèrent le contraire. 


Par MyRaftery - Publié dans : De toi à moi...
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Jeudi 8 juin 2006

Je me présente, je m’appelle MyRaftery, je rêvais réussir ma vie…. Et je le fais !

Je suis née en France dans un pays où les bois sentent fort et les légendes sont constantes. Ville bourgeoise, mes Parents ne l’étaient pas. Pas pauvres non plus, non non. Ma Mère fait sa carrière dans la vente de pierres précieuses et mon Père dans la confection de petits plats. Mon Père est homosexuel.  Ils divorcent, j’ai un an. L’un déchire l’autre. L’un sali mes vêtements d’enfant pour prouver devant huissier que je suis maltraitée. L’autre me couve à m’étouffer.  Ma mère emporte ma garde et m’étouffera d’amour. Aujourd’hui encore. Je suis élevée par mes Grands Parents qui nous héberge longuement pour soutenir financièrement ma Mère. Il y a la chambre de mon  Oncle, « mon frère ». Elle est noire en toutes saisons et sent l’encens, j’y écoute les Floyd depuis l’âge de 8 ans. Ma Mère devient autonome, prépare ma chambre avec bonheur et je ne veux pas partir d’ici. Souffrances, je pleure, elle pleure, un an après me prends de force et m’installe chez moi, je m’habitue enfin mais reviendrai vivre les week-ends chez « Mamie », la première femme de ma vie, jusqu’à une tardive adolescence. Je suis divisée en deux depuis toujours. L’éducation des femmes, l’éducation des hommes. Les uns de droite les autres de gauche. Chez les femmes, il y a ma Mère et ma Grand-mère, chez les hommes, mon Père et son Père. Pour moi, à quelques exceptions c’est le bonheur dans le monde des femmes, le cauchemar dans le monde des hommes. J’y ai trouvé un équilibre de vie, un double pouvoir de réflexion. Les femmes m’admirent, me flattent et m’enroulent de plaisir, elles m’aiment. J’apprends la passion. Mon père tyrannise, trahis, me jette dans les orties pour rire et dépouille des lapins vivants devant moi. J’apprends la solitude. Les femmes surprotègent, attendent trop de moi et finissent par me fragiliser. Les hommes m’apprennent les champignons, à me diriger seule dans la forêt, à pêcher avec un bout de bois et m’ouvrent les portes de l’autonomie.

 


Chacun aime à sa façon.  

Par MyRaftery - Publié dans : De toi à moi...
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