Vous voici sur un blog à 1 dimension, 1 objectif ...
M'adresser à unepersonne que je nommerai du pseudo de « Manon ». On n'est jamais trop prudent ! Le but est de me faire croire que je peux encore soigner une déchirure de
longue, de très longue date sans devoir m’allonger sur un divan de psy. Quelle prétention, je sais ! Démarche cathartique ! Et de déconfiture en reconstruction j'irai
certainement. Maintenant, si vous voulez trouver une logique à ce fatras d'idées jetées, la chronologie de ce site est essentielle et la
raison de son ouverture commence ici
Bienvenue à toi
Manon!
Pourquoi « Manon » ? : Celle de Gainsbourg, c’est un peu toi.Pourquoi tout ça encore aujourd’hui ? Je cherche à comprendre, à mieux te vivre. Parallèle à ma vie tu as toujours été sans jamais disparaitre mais il
est grand temps que tu t'envoles.Pourquoi un blog ? Parce que le principe est simple, séduisant et en retrait. Tu viens, tu ne viens pas… Je ne le
saurai pas si tu le veux, toi, comme ça. Un jour viendra où je t’inviterai à prendre connaissance de mes tribulations qui n’existeraient pas sans
toi. Ce chemin est mon parcours pour, enfin, accepter le silence en moi. Ce jour là, cet espace n'aura plus besoin d'être. Pour ma part, j'attends cela avec une impatience
fébrile.Une dernière chose : j’assume pleinement ce que je fais.Par avance, mille
excuses.
Chaper, jamais très loin depuis une éternité. On se croisera sûrement un jour…
Bettina, excuse moi de t’avoir parfois bouleversé. Les images de ton monde sont moins belles que celles de ton cœur.
Nato, tes couleurs sont aussi franches que la croyance que tu portes aux autres. Pleine de richesse tu es…
Nwman, bel homme, un très grand merci à toi pour ta fidélité et ta pertinence légère, ton amitié…
Kim, que de rires avec toi, que d’échanges aussi. Un soin particulier pour une tendresse toute particulière…
L’œil, comme une évidence, il me fallait terminer par toi. L’œil qui ne regarde pas toujours seulement cahin-caha car bien en face tu me vois. De plein fouet tu es arrivé, de plein fouet nous nous sommes donné notre amitié. Par delà la toile je sais que tu resteras.
Voilà, c’est fini ! Je sors sans avoir envie de claquer la porte. Je me sens douce, calme. Mozart et sa messe en Ut mineur m’accompagne comme à chaque fois que j’ai eu des choses importantes à te dire et je t’ai dit beaucoup de choses ici n’est-ce pas ? Il en resterait encore à dire sans doute mais je n’ai plus envie. Je n’ai plus d’encre, plus de cœur pour ça, tu es décevante et c’est très bien. Les lignes ont parlé, les entrelignes bien plus encore et de toi à moi, c’est la dernière fois que je viens poser des mots sur toi.
Il reste toutefois difficile ce dernier texte. Je me sens un peu fragile mais c’est normal, je commence autre chose. Je jette Manon par-dessus bord. Je n’ai plus de filet de protection en cas de chute ni pour la bonne, ni pour la mauvaise cause. Je libère la moitié de mon cœur que tu comblais jusqu’ici. Tu resteras mon drame, bien sûr, mais tu n’es plus celle qui empêche les autres de vivre près de moi et moi de toi, je suis déjà loin. Je n’ai désormais plus de raison pour ne pas avancer pleinement, plus rien n’existe maintenant pour me refuser. Tu auras été celle d’un temps qui m’a pris tout mon temps mais il n’est plus à perdre.
Je rentre chez moi à l’instant. Je viens de lancer une procédure d’adoption. Je ferme cette porte et en ouvre une autre plus belle que toi. Sans y avoir pensé, je me rends compte maintenant que le cours de la vie est toujours le même. Un rêve meurt, un autre le remplace. Je pense à cet autre car je sais maintenant où se situe l’important. Je fais table rase et je cède avec bonheur mes erreurs stériles de battements de cœur pour toi et troque tout contre de vraies émotions fertiles.
Je sais que tu n’auras jamais vraiment compris pourquoi je t’ai aimée à ce point. Tu es même capable de m’en vouloir pour ça. La question n’est plus de savoir si tu méritais ces émois, car non, certainement pas. Et à la question de savoir si j’ai bien fait de te souligner ainsi chaque jour, la réponse est oui. Je ne regrette pas et je ne renie rien des mots de ma lettre. J’ai mené une aventure solitaire et ambitieuse qui a fait de moi ce que je suis. Cette traversée fut fructueuse, difficile mais réparatrice au bout du compte. J’ai la chance d’avoir puisé en ma malchance avec toi ma richesse et mon bonheur d’aujourd’hui.
Ce vide que tu as fabriqué, je suis prête à le remplir puisque abandon je ressentirai toujours si je persiste à te préserver. Savais tu qu’à travers le néant, la solitude façonne des mirages qui laissent entrevoir des signes que l’on interprète, sagement ou bêtement ? Je te laisse le choix de l’analyse mais il me plait de dire, avant de partir, cette petite chose fragile. C’est au même moment où s’élance mon message SMS vers toi que j’entends en ma maison s’élever une petite musique, suave, ouatée. Je l’écoute. Elle colle à ma peau, à mon humeur, au temps. Elle parle pour moi. J’y vois le signe d’une raison, la mienne. J’y contemple le mot « Fin ». Je referme ce blog avec elle comme un remerciement.
Alors envole toi ma douce, part. Tout va pour le mieux. Je ne te retiens plus. Sur cette route du désert parallèle à ma vie que tu es depuis toujours, j’irai, demain, poser un panneau « voie sans issue ». Promis.
Autre étape, autre choix. T’informer ou me taire ? Le doute encore subsiste à cet instant. Il planera toujours ce doute même s’il faut bien le faire pourtant ce choix.
Cet espace a t’il sa raison d’être si tu en prends connaissance ?
Non !
Durant des mois je reste certaine que oui et aujourd’hui du contraire. Lors de l’ouverture de ce blog j’affirme que ces écrits sont pour toi plus que pour moi-même. Maintenant je sais bien que non et c’est un soulagement immense que de pouvoir souligner ceci, une libération.
Cet espace a-t-il sa raison d’être si tu en connais l’existence ?
Oui !
La subtilité des mots fait encore une fois toute la différence. Entre « prendre connaissance » et « connaître l’existence » il y a un monde.Le premier oblige, l’autre donne le choix. Le premier aliène, le second libère. L’un m’impose à toi, l’autre m’éloigne de toi et j’aime à savoir que je viens, lentement, clore Manon, en toute transparence avec toi, sans jamais te contraindre à me lire.
Alors reste à faire le dernier choix : Une lettre ou un SMS…
Bonjour Manon,
Ca fait un bout de temps que je pense t’écrire pour te dire que je serai 2 jours à ma convenance à Brest courant 1er trimestre 2007. J’avais imaginé naïvement que peut-être cela te ferait plaisir de me voir mais je sais bien que non. Et puis, le temps passant, mon message d’aujourd’hui est tout autre que ce déplacement.Je cesse là mes investigations. Non pas parce que je le décide mais parce que je n’en ai plus besoin. Tu m’as proposé de trouver des réponses à mes questions. C’est fait, classé, n’en parlons plus. Reste un lieu sur le Net où j’ai mené ce chemin cathartique. Il est aussi un peu à toi cet espace d’une certaine façon. Tu comprendras que je ne déposerai pas ici son adresse. Tu souhaites y surfer : 1 phrase de mon premier courrier et Google saura aisément trouver sa route. Lettre jetée ? Un signe sur mon mobil et voilà. Dans le cas contraire, je te rassure, ce n’est pas grave.
Je manque à ma promesse pour aller au bout de ma démarche. Tant pis. Le plus important, c’est que ce dernier geste vient boucler la boucle.
Je te souhaite une très belle et longue route.
Bjr. Promesse manquée ! Je t’informe qu’il suffit d’1 phrase de la lettre pr que Google ouvre un chemin. Lettre jetée : 1 SMS et je t’indique l’URL. Cas contraire : pas grave. La boucle est bouclée. Belle et longue route à toi.